Devinette

Devinette n°447 🌟 Je suis Arthur Rimbaud ! 🌟

Bravo à tous les participants !


  • Il naquit sous un ciel d’automne, fuyant une mère sévère comme un oiseau brise sa cage.
  • À quinze printemps, il défia les mots avec la fureur d’un orage adolescent.
  • Son encre traqua l’invisible, creusant des gouffres où dormaient les couleurs muettes des lettres.
  • Il rêva de « changer la vie » avant même d’apprendre à la porter.
  • Un dormeur dans un val vert devint son soldat éternel, couché dans l’herbe et l’oubli.
  • Il aima un homme aux mains de feu, brûlant leurs lettres dans le port d’un enfer personnel.
  • *Une Saison en Enfer* fut son cri, son adieu au monde des rimes et des révoltes.
  • À vingt ans, il enterra les plumes pour des déserts où les mots se taisaient, avalés par le sable.
  • Marchand d’ombres en terre lointaine, il compta le café, l’ivoire et les silences.
  • Ses pieds usèrent les chemins de la Corne d’Afrique, cherchant un or qui fuyait comme un mirage.
  • Il parla aux rois nègres, trafiqua des armes rouillées, mais jamais ne vendit d’âmes.
  • La fièvre le mordit au genou, transformant sa jambe en bois flottant sur un dernier voyage.
  • Sur son lit de mort, il appela un serviteur perdu et un dieu étranger, murmurant des prières inconnues.
  • « Il faut être absolument moderne », lança-t-il, avant de mourir en mystique égaré.
  • Les surréalistes volèrent ses éclairs, lui qui avait déserté l’orage pour le négoce.
  • Sa mère, veuve aux doigts de fer, verrouilla sa légende comme un coffre maudit.
  • Une sœur dévouée grava dans le marbre ce que les flammes avaient refusé de consumer.
  • Il laissa des lettres arides, où la poésie gisait, cadavre exquis aux paupières closes.
  • Son corps repose sous une pierre grise, loin des soleils qui rongèrent ses yeux d’enfant prodige.
  • Il fut un météore : adolescent fulgurant, homme éteint, fantôme entre deux mondes.
  • Je suis ?